Les pays d'oc ont un trésor : ils se situent à la croisée de plusieurs grandes traditions musicales dont ils se sont imprégnés, tout en développant des répertoires et des façons de jouer d'une grande originalité.

     De nombreux instruments s'y rencontrent, qui donnent à chaque région son "accent sonore" particulier, et sont intimement liés à ses danses, tels la cornemuse des Landes ou "boha"qui menait le rondeau,  le hautbois du Couserans (aboès) qui accompagnait les bourrées d'Ariège, ou la flûte et le tambourin à cordes qui scandent le branle béarnais.

     La famille des vents est représentée par les hautbois, les cornemuses (boha landaise, boudègue ou craba languedocienne, cabrette auvergnate, chabrette limousine...), clarinettes, flûtes à bec, fifres, flûtes de Pan, sifflets, accordéons diatoniques. 

     Pour les cordes, on trouve des violons et violons sabots, des vielles à roue, des tambourins à cordes.

     Les percussions sont un peu moins nombreuses : tambours, tambourins, tambours à friction ("bramo topin").

     Enfin, des idiophones très variés : claquoirs, cloches et sonailles, hochets, quimbardes,crécelles ...sans oublier les herbes et feuilles dans lesquels on pouvait souffler le temps d'une danse (courte !) 

     Sous l'impulsion du revivalisme dans les années 70, beaucoup d'instruments anciens ont été retrouvés, et remis en état, ou fidèlement reconstitués par des luthiers curieux et passionnés ; ces intruments ont maintenant retrouvé leur voix, et peuvent être proposés au public. 

      Le Conservatoire occitan (COMDT) continue à répertorier ces instruments, et possède un atelier de restauration et de fabrication d'intruments à vent anciens (cornemuses, flûtes, hautbois) animé par Bernard Desblancs et Claude Romero.

      Autres facteurs d'instruments : Danièl Frouvelle (vielles à roues, percussions), Pierre Rouch (hautbois), Robert Matta (cornemuses), Yan Cozian (bohas, caremères), Jean Baudouin...

Musiciens de la vallée d'Ossau (Béarn) à Toulouse vers 1900 : flûte à 3 trous, tambourin à 6 cordes, et violon (le violoniste, aveugle, était de Laruns).

source : Pays toulousain d'autrefois, R.Armengaud et F.Séguy, éd. Horwath